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Camel'idées de l'Atlantique

Camel'idées de l'Atlantique

Léon, Landes

séjour soutenu

reversés par WestWeek

À propos

La génèse de Camel'Idées de l'Atlantique racontée par son fondateur Franck Je n’étais pas prédestiné à devenir un jour chamelier et fondateur d’une association écologique à l’aide de camélidés. En effet, ayant grandi en banlieue parisienne, puis suivi un parcours d’études et occupé une activité professionnelle dans le domaine du génie climatique (secteurs industriel, nucléaire, hospitalier, pharmaceutique), je n’étais pas sensibilisé à la cause animale et à l’écologie. C’est à Djibouti, lors d’un déplacement en moto, sur une piste, que j’ai fait une rencontre improbable avec un dromadaire sauvage. Quand celui-ci s’est emballé au son de ma machine avant de me couper la route… Il m’a contraint de finir ma course contre le tronc d’un kéké. Le « bougre » m’a simplement regardé tandis que j’étais au sol, énervé tout en relevant ma moto, mais surtout craintif d’une attaque potentielle. Puis il m’a tourné le dos et a repris son chemin… J’ai alors vu dans son regard une forme de compassion et d’impuissance à pouvoir m’aider. C’est là que j’ai compris que ces animaux étaient dotés d’une forte sensibilité. Plus tard, lors d’un trek dans la région de Dikhil, une caravane de sel guidée par des chameliers Afars très hospitaliers a détourné mon chemin. Je me suis retrouvé apprenti chamelier durant deux jours, jusqu’à la frontière Ethiopienne. Ces moments partagés parmi ces hommes et ces dromadaires ont fait grandir en moi l’envie de participer à la démystification et à l’acceptation en France de ces animaux « magiques » et vertueux. De retour en nord Ardèche en 2000, j’ai longuement cherché comment établir un lien entre cette région et l’animal, afin de construire un projet cohérent et correspondant à une éthique personnelle. Mais celui-ci ne pouvait pas, à mon sens, s’intégrer dans cet environnement froid et montagneux peuplé de chèvres et de vaches laitières. En 2004, j’ai été aspiré par un élan de solidarité lors du tsunami de l’océan Indien. Je me suis alors engagé sur des missions d’urgences médicales en qualité de logisticien de la solidarité internationale durant une dizaine d’années puis, par la suite, en qualité d’éducateur auprès des enfants de l’ASE. C’est alors que j’ai fait la découverte de l’histoire du dromadaire landais, et en particulier de son introduction, en 1827, dans le mécanisme agro-pastoral par Antoine de Sauvage, aventurier, inventeur et maire d’Andernos. Ce dernier utilisait le dromadaire pour le transport, les travaux agricoles et le débardage dans cette région que l’on surnommait “le petit Sahara”. Etant amoureux et familier de la région Aquitaine depuis ma tendre enfance, désormais sensibilisé à la gestion des déchets sur cette planète, j’ai enfin pu faire le lien entre le dromadaire et mes convictions personnelles. J’ai décidé de poursuivre l’aventure initiée par Antoine de Sauvage presque 200 ans après lui, par l’adaptation d’une méhari au contexte actuel de dépollution des plages, tout en favorisant l’accompagnement dans la préparation des sols en agriculture biologique. C’est ainsi qu’il y a trois ans, après un trek exploratoire landais d’une centaine de kilomètres reliant deux zones environnementales protégées (Courant d’ Huchet – Dune du Pilat), le long de la cote d’argent, l’association Camel’Idées de l’Atlantique, encouragée par des passionnés de plage et d’océan, a vu le jour avec l’intégration de Dino, son premier Turkoman aux couleurs sable des dunes.

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